RE2020 : 5 erreurs qu'on voit (trop) souvent sur les chantiers
Depuis l’entrée en vigueur de la RE2020, chaque construction neuve en France doit répondre à des exigences bien plus ambitieuses que celles de la RT2012.
Performances énergétiques, réduction de l’empreinte carbone, confort d’été… tout y passe. Et sur le terrain, les erreurs coûtent cher.
Chez Praxitherm, on accompagne des projets en Occitanie tous les jours. Et on voit toujours les mêmes pièges se répéter.
Voici les 5 erreurs les plus fréquentes que l’on vous conseille franchement d’éviter — pour gagner du temps, de l’argent, et un permis de construire sans surprise.
1. Oublier que l’empreinte carbone compte (vraiment)
Dans la RE2020, ce n’est plus juste une histoire de chauffage ou d’isolation.
Les émissions carbone du bâtiment sont calculées sur 50 ans : ce qu’il consomme et ce dont il est fait (matériaux, équipements, chantier…).
Ce qu’on voit souvent :
Des choix techniques validés pour leur prix ou leur disponibilité… sans vérifier leur impact carbone réel. Résultat : recalcul, non-conformité, stress.
Ce qu’on recommande :
Vérifiez toujours les fiches FDES ou PEP des matériaux
Privilégiez les PAC R32 (ou sans fluide à fort GWP)
Comparez béton classique et béton bas carbone
Demandez une simulation IC dès l’avant-projet. Sérieusement.
2. Le confort d’été ? Trop souvent sous-estimé
1250 DH. C’est le seuil à ne pas dépasser pour rester conforme RE2020 sur le confort d’été.
En Occitanie, ça monte vite. Très vite. Et il ne suffit plus de cocher une case sur une VMC double flux ou un store orientable.
Cas vécu :
Un projet collectif à Nîmes. Toutes les zones orientées sud et ouest, peu d’inertie, peu de protections. Bilan : 1720 DH au premier calcul. Reprise complète des plans.
Le bon réflexe :
Favoriser l’inertie (planchers, murs pleins, refends)
Réfléchir aux débords, aux BSO, aux protections naturelles (végétalisation ?)
Simuler le bâtiment en STD (simulation thermique dynamique) dès que possible
Confort d’été ≠ option. Il fait partie des critères bloquants.
3. Rêver de systèmes CVC… et les changer en dernière minute
Un classique : on dimensionne avec des PAC gainables haut rendement, puis on finit par poser des splits muraux “plus simples”.
Mais entre le calcul et le chantier, la RE2020 ne fait pas de cadeau.
Conséquence :
Le Cep explose. Le dossier part en modification. Ou pire, le bâtiment est réceptionné sans conformité.
Ce qu’on conseille :
Soyez cohérents dès l’ESQ : si vous mettez du split, calculez avec du split
Ne “truquez” pas l’étude pour passer un seuil : la réalité du chantier rattrape toujours
Intégrez votre BET dès les premiers choix de systèmes. Il est là pour ça.
4. L’ECS, les réseaux, la régulation ? Trop souvent négligés
C’est discret, mais ça pèse : les réseaux d’ECS, de VMC, les pertes de charge, les longueurs, les régulations…
Tout cela est pris en compte dans l’IC énergie, et parfois c’est ce qui fait tomber le projet.
Exemple concret :
Un immeuble à Carcassonne avec 40 mètres linéaires de boucle ECS, mal isolés. Le tout a alourdi l’IC énergie au-delà du seuil, alors que le reste était nickel.
Notre approche :
Rapprocher les points d’eau. Toujours.
Calorifuger correctement les réseaux
Éviter les boucles trop longues ou inutiles
Choisir des caissons double flux haut rendement + bonne régulation
5. Appeler le BET après le dépôt de permis (trop tard !)
Celle-ci, c’est notre préférée (ou pas).
On nous appelle souvent après le dépôt du PC, quand tout est calé, pour “faire l’étude thermique”.
Mais si les plans ne sont pas adaptés, on ne fait pas de miracle.
Le constat :
Orientation défavorable, taux de vitrage trop élevé, équipements incohérents… et on doit refaire tout ou partie du projet.
Ce qu’il faut faire :
Travailler ensemble dès l’APS. Pas après.
Intégrer la thermique à la conception, pas comme une validation en fin de course
Considérer le BET comme un partenaire technique, pas administratif
En résumé : 5 erreurs à éviter (et 5 façons de bien faire)
| Erreur fréquente | Bon réflexe Praxitherm |
|---|---|
| Ignorer l’impact carbone | Simuler les IC dès l’avant-projet |
| Négliger le confort d’été | Anticiper les DH avec une STD ou inertie adaptée |
| Modifier les systèmes CVC en chantier | Dimensionner avec les équipements réellement posés |
| Minimiser le rôle des réseaux | Optimiser dès la conception (routage, isolation…) |
| Travailler sans BET en amont | Intégrer l’étude thermique dès l’ESQ |
Pourquoi nous confier votre projet RE2020 ?
Chez Praxitherm, on ne vend pas du “copier-coller thermique”.
On s’implique dans chaque projet, avec :
Des études concrètes et exploitables
Une parfaite maîtrise de la RE2020 et du terrain local (Occitanie)
Une équipe disponible, pédagogue et réactive
📍 Basés à Montpellier, on intervient dans toute la France, en neuf comme en rénovation, sur les lots thermiques, CVC et plomberie.
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