Comment anticiper les risques de surchauffe dans les bâtiments neufs dès la conception
La question du confort d’été n’est plus un “plus” dans les projets de construction.
Avec les vagues de chaleur de plus en plus fréquentes, et une réglementation RE2020 qui introduit l’indicateur DH (Degrés-Heures d’inconfort), la surchauffe est désormais un facteur bloquant pour l’obtention du permis.
Et pourtant, sur le terrain, de nombreux bâtiments neufs en Occitanie ou ailleurs ne passent pas la RE2020 au premier coup à cause de ce seul indicateur.
Pas parce qu’ils sont mal conçus, mais parce que le confort d’été a été sous-estimé en phase esquisse.
Chez Praxitherm, on accompagne régulièrement des projets où tout semble conforme… jusqu’au moment du calcul DH.
Voici ce qu’il faut savoir — et surtout, ce qu’il faut faire dès l’APS pour éviter de redessiner un projet en urgence.
1. Le DH : un indicateur devenu central
Le DH (Degrés-Heures d’inconfort) mesure le nombre d’heures où la température intérieure dépasse un certain seuil, pondéré par l’écart en degrés.
En clair : plus il fait chaud, plus longtemps, plus le score grimpe.
Seuils à connaître :
DH ≤ 350 : très bon niveau de confort
350 < DH ≤ 1250 : acceptable
DH > 1250 : projet non conforme à la RE2020 (sauf exceptions)
La grande différence avec la RT2012 ?
Le confort d’été n’est plus un “bonus”, mais une condition.
2. Les erreurs les plus fréquentes en phase conception
Il ne s’agit pas seulement d’orienter correctement les baies vitrées.
De nombreux paramètres influencent le DH, souvent négligés en début de projet :
a) Faible inertie
Structures légères, doublages fins, cloisons creuses… le bâtiment chauffe vite, et garde peu la fraîcheur nocturne.
Astuce : Privilégier les refends lourds, planchers béton ou briques pleines pour augmenter l’inertie thermique.
b) Protections solaires absentes ou insuffisantes
Volets roulants non automatiques, brise-soleil non intégrés, casquettes trop petites…
Astuce : Intégrer des débords fixes ou des BSO dès la phase PC. Les solutions mobiles sont acceptées uniquement si elles sont motorisées ET automatisées.
c) Mauvaise gestion des apports internes
Surfaces vitrées trop grandes, absence de zonage thermique, systèmes CVC mal dimensionnés…
Astuce : Limiter les vitrages plein sud sans protection, et travailler le facteur solaire (g), pas juste le Uw.
3. Occitanie : une zone climatique exigeante
Dans la zone H3 (Montpellier, Nîmes, Perpignan, Narbonne…), le confort d’été est LE point noir.
Des projets pourtant très bien pensés se retrouvent avec des DH > 1800 si rien n’a été anticipé.
Cela nécessite parfois des solutions correctrices coûteuses : PAC gainable réversible, ajout de brise-soleil en phase APD, optimisation de l’inertie par doublages lourds, etc.
Chez Praxitherm, nous recommandons systématiquement une simulation thermique dynamique (STD) pour les projets situés en zone H3.
C’est le seul moyen d’évaluer avec précision les périodes de surchauffe et les solutions passives adaptées.
4. Bonnes pratiques pour éviter les surcoûts
Voici les leviers à mobiliser en phase APS pour rester sous les seuils RE2020, sans alourdir les coûts du projet :
Travailler l’orientation : limiter les ouvertures à l’ouest, privilégier le nord pour l’éclairage naturel
Intégrer des casquettes architecturales dès les premières esquisses
Favoriser l’inertie avec les matériaux porteurs (y compris sur les cloisons intérieures)
Ventiler intelligemment : traversée, ouvrants opposés, surventilation nocturne
Limiter les apports internes : LED, équipements performants, stores extérieurs plutôt qu’intérieurs
5. Anticiper, c’est rentabiliser
Modifier un projet après le dépôt de permis coûte toujours plus cher que d’optimiser en amont.
Un calcul DH mal anticipé peut :
entraîner un PC modificatif
forcer à intégrer des systèmes coûteux non prévus
retarder le chantier de plusieurs semaines
Un simple échange avec votre BET thermique dès l’esquisse peut éviter ces complications.
Conclusion
Le confort d’été est devenu un sujet central en conception neuve.
Avec des étés toujours plus chauds, surtout en Occitanie, il ne suffit plus d’espérer que ça passe.
Il faut simuler, anticiper et adapter, dès les premiers traits du projet.
Chez Praxitherm, nous travaillons avec des architectes, promoteurs et maîtres d’ouvrage pour intégrer ces contraintes sans alourdir les coûts.
Notre approche : clair, technique, sans surprises.
Mais une question revient toujours chez les maîtres d’ouvrage :
Comment faire les bons choix techniques sans s’engager dans un chantier hors de prix ?
Chez Praxitherm, on intervient sur des projets tertiaires partout en Occitanie. Bureaux, établissements scolaires, commerces, bâtiments publics… Tous n’ont pas le même usage, ni le même budget, mais tous ont un point commun : ils veulent du résultat, pas juste du déclaratif.
Voici les étapes clés d’une rénovation énergétique vraiment efficace, et ce qu’il faut absolument éviter pour ne pas transformer un gain potentiel en casse-tête financier.
1. Tout commence par un bon audit, pas par un devis d’entreprise
C’est une erreur fréquente : on veut aller vite, alors on appelle un installateur ou une entreprise de travaux pour “avoir une estimation”.
Le problème ? Sans audit préalable, on peut changer un système qui n’est pas prioritaire, ou rater un levier d’économies évident.
Un audit énergétique bien mené vous donne :
Un état des lieux technique et thermique du bâtiment
Des scénarios de rénovation hiérarchisés (avec retour sur investissement)
Les gains estimés en énergie, en émissions, en confort
Les aides mobilisables selon les travaux
Cas réel :
Un établissement d’enseignement à Narbonne voulait remplacer sa chaufferie gaz. L’audit a montré qu’un simple traitement des ponts thermiques + calorifugeage ECS permettait déjà 28% de gain… pour 20% du coût initial envisagé.
2. Identifier les bons leviers selon le type de bâtiment
Chaque bâtiment tertiaire a ses propres contraintes :
Un ERP ne fonctionne pas comme un entrepôt, un hôtel n’a pas la même inertie qu’une mairie, une crèche ne gère pas le confort thermique comme une salle polyvalente.
Voici quelques leviers courants, à adapter selon le cas :
Toiture plate mal isolée : forte déperdition → priorité à l’ITE ou au complément sous toiture
Réseaux d’ECS longs et non isolés : pertes importantes + risques sanitaires
Systèmes de régulation obsolètes : pilotage impossible → surconsommation invisible
Absence d’occultation : inconfort d’été, sur-ventilation, recours excessif à la clim
3. Le décret tertiaire : une opportunité, pas une punition
Depuis 2019, les bâtiments tertiaires de plus de 1 000 m² ont une obligation de réduction de leurs consommations :
–40 % d’ici 2030
–50 % d’ici 2040
–60 % d’ici 2050
Mais cette contrainte peut devenir un vrai levier de pilotage stratégique, si elle est bien anticipée.
Un audit conforme décret tertiaire vous permet de :
Justifier une méthode “relative” de réduction (vs. 2010)
Prioriser les actions sans tout faire en une seule fois
Structurer une trajectoire de performance sur 10 à 30 ans
Bon à savoir :
Certains travaux simples (régulation, programmation, calorifugeage) ont des temps de retour < 3 ans et sont finançables via les CEE.
4. Mobiliser les aides sans se perdre dans les démarches
Il existe des aides sérieuses pour la rénovation énergétique tertiaire, mais elles ne tombent pas toutes seules.
Les plus connues :
CEE (Certificats d’Économie d’Énergie) : pour des travaux “standards” (isolation, PAC, régulation, ventilation)
Fonds chaleur ADEME : pour les chaufferies bois, réseaux, géothermie
Appels à projets régionaux (ex. Région Occitanie) : pour du sur-mesure ou des bâtiments publics
Notre rôle chez Praxitherm :
Identifier les fiches d’opérations standard pertinentes
Vous accompagner dans le montage du dossier
Justifier les performances attendues
Maximiser les économies tout en respectant les exigences
5. Étude thermique, CVC, plomberie : penser global, agir par étapes
Trop souvent, les travaux sont faits par “lots indépendants” :
On change les luminaires en 2023, on refait les réseaux en 2025, on isole en 2027…
C’est compréhensible financièrement, mais techniquement, ça oblige à tout recalculer à chaque étape.
Une approche cohérente permet :
D’éviter les doublons de travaux
De respecter le calendrier du décret tertiaire
De dimensionner les systèmes de manière évolutive
Exemple concret :
Lors d’une rénovation de bureaux à Béziers, nous avons découpé les travaux en 3 phases :
Isolation + ventilation (année 1)
Chaufferie et régulation (année 2)
Production ECS solaire (année 4)
Résultat : conformité RE2020 rénovation + économies d’énergie de 47 % en 4 ans.
Conclusion : rentabilité = stratégie + accompagnement
Une rénovation énergétique réussie, ce n’est pas juste faire des travaux.
C’est concevoir un parcours intelligent, aligné avec votre activité, vos occupants, vos contraintes d’exploitation, et vos ressources.
Chez Praxitherm, nous combinons :
Une vision globale du bâtiment
Une maîtrise réglementaire complète
Des outils précis (audit, STD, RE2020 rénovation, études CVC)
Une capacité à vous conseiller, pas juste vous livrer un rapport
Vous avez un projet en cours ou à venir ? Parlons-en.
Nous sommes là pour vous aider à passer de l’obligation réglementaire à une vraie opportunité de valorisation patrimoniale.
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