Appels d’offres en thermique et CVC : 5 erreurs qui plombent vos projets avant même le démarrage

Appels d’offres en thermique et CVC : 5 erreurs qui plombent vos projets avant même le démarrage

Répondre à un appel d’offres public ou privé dans le secteur du bâtiment, c’est souvent une course contre la montre. Mais trop souvent, les lots liés aux études thermiques, CVC ou fluides sont traités en surface, avec des pièces techniques peu claires, des critères mal définis, ou des attentes mal exprimées.

Résultat : des devis imprécis, des écarts en phase chantier, des retards, voire un projet non conforme à la réglementation RE2020.

Chez Praxitherm, nous sommes régulièrement consultés en phase d’appel d’offres ou de concours de MOE. Et nous constatons les mêmes erreurs récurrentes, évitables avec un peu de méthode.

Voici les 5 points critiques à surveiller de près pour fiabiliser vos appels d’offres sur les lots thermiques, CVC et plomberie.


1. Des CCTP trop génériques ou copiés/collés

Le CCTP (Cahier des Clauses Techniques Particulières) est censé détailler les attendus.
Mais dans bien des cas, il s’agit d’un copier-coller d’un projet précédent, parfois inadapté au bâtiment concerné.

Problème :

  • Les entreprises répondent à l’aveugle

  • Les prix sont surévalués (ou sous-évalués) faute de visibilité

  • Le dimensionnement des équipements repose sur des hypothèses erronées

Notre conseil :
Prenez le temps d’adapter chaque CCTP. Un BET thermique peut vous aider à formuler des besoins clairs, adaptés à l’usage réel du bâtiment.


2. Oublier d’intégrer la RE2020 dans les pièces techniques

Aujourd’hui, tout projet neuf est soumis à la RE2020.
Et pourtant, on voit encore des appels d’offres qui ne mentionnent pas :

  • Les seuils Bbio, Cep ou IC visés

  • Les indicateurs DH (confort d’été)

  • Les exigences en matière de simulation ou de livrables réglementaires

Conséquence :

  • L’étude thermique est faite en urgence après sélection

  • Les choix architecturaux ou techniques sont déjà figés

  • Le projet devient non conforme ou trop coûteux à modifier

Notre conseil :
Mentionnez les exigences RE2020 dès la note de programme.
Un bon BET peut accompagner la maîtrise d’ouvrage en amont pour intégrer des objectifs cohérents et atteignables.


3. Sous-estimer la complexité des réseaux

Les réseaux d’ECS, de ventilation ou de chauffage sont souvent négligés dans la réflexion initiale.
Or, ce sont des postes coûteux, techniques, et très impactants sur les performances réelles.

Erreur fréquente :

“Le lot CVC sera dimensionné par l’entreprise.”
Sans orientation ni contraintes, cela aboutit à des choix sous-optimaux, ou non compatibles avec la RE2020.

Notre conseil :
Intégrez dans le DCE :

  • Des schémas de principe

  • Des longueurs de réseau estimatives

  • Des préconisations sur la régulation ou le calorifugeage


4. Ne pas prévoir d’analyse technique des offres

Certains maîtres d’ouvrage attribuent les marchés uniquement sur le montant ou la note administrative.

Mais entre deux offres à 80 000 €, l’une peut proposer un système performant, l’autre un équipement obsolète ou incompatible.

Sans analyse technique, on choisit parfois l’offre la plus risquée, sans s’en rendre compte.

Notre conseil :
Prévoyez une analyse technique indépendante des offres, en collaboration avec un BET.
Cela permet d’identifier les propositions sérieuses, cohérentes, et conformes aux attentes énergétiques et sanitaires.


5. Oublier le suivi en exécution

Une fois le marché attribué, tout n’est pas terminé.
Sur les lots techniques, un suivi en exécution par le BET permet de :

  • Vérifier la mise en œuvre des équipements réellement prévus

  • S’assurer de la conformité aux calculs thermiques

  • Réduire les litiges en phase de réception

Exemple terrain :
Sur un collège rénové à Carcassonne, un écart entre le caisson double flux prescrit et celui réellement posé aurait pu faire perdre 3 points DH… donc la conformité RE2020.
Un visa de la fiche technique par le BET a permis de corriger avant la pose.


Conclusion

Un appel d’offres bien construit sur les lots thermiques, CVC ou fluides, c’est la clé d’un projet :

  • conforme

  • maîtrisé

  • rentable

Chez Praxitherm, nous intervenons en amont, en phase DCE, ou en tant que sous-traitants d’équipes de maîtrise d’œuvre.
Nous savons que des pièces claires, bien rédigées, avec des objectifs lisibles, permettent d’attirer les meilleures entreprises, et de réduire les aléas en chantier.

Vous préparez un appel d’offres public ou privé ?
Parlons-en. Une simple relecture technique peut éviter bien des déconvenues.

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